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Oser revivre... Les étapes du deuil et de la re-naissance

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Lors du week-end des 17 et 18 octobre 2009, Sœur Françoise Cassiers  nous a parlé des étapes du deuil et de la re-naissance, de notre propre cheminement du passage du chaos le plus total à la lumière, en lien avec le passage de Jean, chap.20 :

« Tôt, le dimanche matin, alors qu’il faisait encore nuit,

Marie de Magdala se rendit au tombeau

Elle se tenait près du tombeau, dehors, et pleurait.

Tandis qu’elle pleurait, elle se baissa pour regarder dans le tombeau ;

elle vit deux anges en vêtements blancs assis à l’endroit où avait reposé le

corps de Jésus, l’un à la place de la tête et l’autre à la place des pieds.

Les anges lui demandèrent : « Pourquoi pleures-tu ? »

Elle répondit : « On a enlevé mon Seigneur, et je ne sais pas où on l’a mis »…

Après avoir dit ces mots, elle se retourna et vit Jésus qui se tenait là,

mais elle ne savait pas que c’était lui.

Jésus lui demanda : « Pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? »

Elle pensa que c’était le jardinier, de sorte qu’elle dit :

« Si c’est toi qui l’as emporté, dis-moi où tu l’as mis, et j’irai le reprendre »

Jésus lui dit : « Marie ! »

Elle se tourna vers lui, et lui dit : « Rabbouni ! » (ce qui signifie Maître).

Jésus lui dit : « Ne me retiens pas, car je ne suis pas encore monté vers le Père.

Mais vas dire à mes frères que je monte vers mon Père qui est aussi votre Père,

vers mon Dieu qui est aussi votre Dieu »

Alors Marie de Magdala s’en alla annoncer aux disciples : « J’ai vu le Seigneur! »

Et elle leur raconta ce qu’il lui avait dit. »


Le Christ nous a apporté un message d’espoir de nouvelle vie : « Je suis venu apporter la vie en abondance » et « Venez vers moi, vous qui souffrez »

Nous pouvons mettre en parallèle l’échec que fut le calvaire et la mort du Christ, Lui qui était venu nous apporter un message d’amour et la promesse d’une nouvelle vie  et l’échec de notre divorce qui est l’échec d’un projet d’amour de toute une vie.


Au début du texte de Jean, nous voyons Marie-Madeleine dans le désespoir absolu. Elle vient de perdre celui qu’elle aimait et en qui elle avait mis tout son espoir. C’est un échec total. Nous vivons le même échec, nous sommes dans le même cahot : nous vivons l’effondrement d’un projet de vie qui donnait sens à notre existence.


Marie-Madeleine se dirige vers le tombeau, vers la mort. Elle ne voit rien d’autre que cette désolation. Elle pleure : il n’y a pas de honte à montrer sa douleur. Elle reste dehors.

Nous aussi nous préférons souvent rester en dehors de la réalité, pour éviter de trop souffrir.


Mais peu à peu, il y a une légère réaction : « elle se penche pour regarder ». Elle fait évoluer le regard, même si c’est d’abord pour regarder vers le drame, peut-être pour regarder la réalité en face. Un tout petit mouvement, mais un mouvement quand même.  Et ce léger changement entraîne qu’on se met à voir autre chose : Ici des anges. La signification réelle d’anges est « envoyés ».

 Nous pouvons aussi rencontrer des « anges » sur notre chemin : amis, famille,… qui nous apportent la lumière.

 

Ces anges sont bienveillants : « Pourquoi pleures-tu ? » . N’ayons pas peur de nous poser la question de la raison de nos larmes, de notre chagrin.

Marie-Madeleine ne se ferme pas à la question, elle a l’humilité de répondre, elle entre en dialogue et de ce fait, ouvre une porte.

 

Marie-Madeleine se retourne  (se retourner =  se convertir). Ici encore un simple petit mouvement, mais qui va changer des choses.  Elle entend de nouvelles questions : «Qui cherches-tu ? ».

La lumière viendra si on reste ouvert au dialogue, à la remise en question. Il faut accepter de bouger. Il ne faut pas lâcher prise.


Lorsque Jésus prononce son prénom, c’est un moment privilégié où elle est touchée au plus profond d’elle même, où elle est reconnue comme personne unique. Elle passe alors du tombeau à une vie nouvelle. Elle prononce à son tour le nom de Rabbouni, c'est-à-dire mon Maître, mon guide, celui qui donne sens à ma vie.


Jésus demande de ne pas le retenir.

Nous aussi nous devons avoir le courage de passer à une nouvelle situation de vie, ne pas se raccrocher à la douleur et à la peine même si c’est tout ce que l’on a, ne pas refuser une nouvelle vie.  Même si ce n’est pas celle que nous aurions envisagée.


Jésus insiste sur le fait que nous avons tous le même Père, que nous sommes tous frères, que nous sommes tous promis au même passage que Jésus. Alors, nous recevons, tout comme Marie-Madeleine, cette mission « Va dire à mes frères… », partage ce que tu as reçu, crois dans l’autre, reçois le pardon et pardonne, quitte la culpabilité, crois à un Dieu d’AMOUR !

Marie-Madeleine accepte cette mission, elle a le courage de raconter aux autres ce qu’elle a vécu.


Pour conclure, voici également quelques autres pistes de réflexion :

-    Si l’amour humain a ses limites, l’amour divin, lui est unique et irréversible : Dieu ne rompt jamais son alliance.

-    La culpabilité est la paralysie du cœur. Il ne faut jamais s’enfermer dans la culpabilité.  Le mot « péché » signifie erreur. Nous devons accepter la fragilité de l’être humain.

-    Jésus ne condamne jamais l’homme Il est venu pour réconcilier les hommes les uns avec les autres et avec eux-mêmes.

-    Pendant son calvaire , Jésus s’est laissé aider à porter sa croix par Simon de Sirène. Nous aussi, nous devons avoir l’humilité de nous laisser aider par les autres.

Mis à jour ( Samedi, 23 Octobre 2010 16:15 )